culottes de règles : trois points forts qui les ont conquises

Lise Famelart
article publié le 06/11/2020

Vous êtes tenté·e·s par les culottes de règles mais vous hésitez encore ? Clémence, Sandrine et Marine vous parlent de leur utilisation de ces protections périodiques, et de ce que cela a changé à leur vie.

Parmi toutes les protections périodiques auxquelles ont accès les personnes menstruées en France aujourd’hui, il y a les culottes menstruelles. Elles s’utilisent comme de simples sous-vêtements pendant les règles, seules ou en complément d’une autre protection. Quels sont leurs avantages ? Rencontre avec trois utilisatrices convaincues.

une solution confortable

La culotte menstruelle est avant tout une protection périodique confortable, puisqu’elle remplace la culotte classique. C’est d’ailleurs le premier point fort généralement évoqué. Clémence en utilise depuis presque un an :

“J’ai peu d’affection pour les tampons conventionnels et les serviettes classiques m’irritent. J’ai essayé la cup pendant deux ans puis je me suis fait mal avec. Je n’aimais pas le fait d’avoir à la rincer, je me suis retrouvée dans des sanitaires sans lavabos… bref, je me posais la question des serviettes lavables et je me suis dit que si c’était intégré à une culotte ce serait super pratique donc j’ai essayé.”

Sandrine a longtemps utilisé une coupe menstruelle. Ce dispositif se place dans la cavité utérine et recueille le sang jusqu’à ce qu’il soit vidé. Aujourd’hui, elle utilise la cup et la culotte de règles.

“J’utilisais la cup et j’en étais très satisfaite. Enfin… sauf la nuit*, où ma cup se décale régulièrement et provoque des fuites, ou alors des journées où je n’ai pas assez accès à des toilettes (typiquement des journées à l’extérieur) où ma cup finit par déborder.

J’en avais marre de ruiner mes sous-vêtements (voire mes pantalons), donc j’ai passé le cap de la culotte menstruelle et je l’utilise en combo avec la cup, ou seule en début et fin de règles.”

Marine, une autre utilisatrice des culottes menstruelles nous explique que le confort est l’un des premiers critères pour choisir ses protections périodiques. Elle les préfère aux serviettes hygiéniques jetables par exemple, qui lui donnent l’impression de “porter une couche-culotte”.

*Nous déconseillons l’usage d’une protection interne la nuit (cup ou tampons) dont la durée de port recommandée – jusqu’à 4 à 6h – pourrait être dépassée pendant votre sommeil.

plus de vêtements tachés

Ce qui a convaincu ces utilisatrices c’est aussi l’efficacité de la culotte menstruelle. Puisqu’elle remplace les culottes classiques, impossible de tacher ces dernières. Sa capacité d’absorption leur permet en plus d’éviter de tacher leur pantalon, par exemple. Marine utilise un stérilet au cuivre

pour sa contraception et a des règles un peu abondantes. Pourtant, les culottes menstruelles sont la seule protection périodique qu’elle utilise.

“J’ai tout de suite privilégié les culottes menstruelles aux serviettes lavables tout simplement parce que des amies m’ont dit que c’était plus confortable et puis comme ça zéro risque de tacher mes culottes normales […] une culotte peut me tenir dix heures même au pire du cycle.”

Si Sandrine préfère continuer à porter une cup pour être vraiment sûre du zéro risque, Clémence elle n’utilise que des culottes menstruelles : elle pratique également la technique du flux instinctif libre, qui lui permet de libérer une partie de son flux menstruel directement aux toilettes, ce qui lui évite de laver sa culotte trop souvent.

des protections sans danger pour la santé

Parmi les arguments invoqués en faveur de la culotte menstruelle, toutes parlent de leur santé : elles ont arrêté d’utiliser des tampons suite à la polémique autour de la composition chimique des tampons classiques, largement relayée sur Internet à l’époque. C’est pour cette raison que Sandrine a changé de type de protection :

“J’ai décidé de passer d’abord à la cup entre autres pour des raisons sanitaires : c’était au moment où on a beaucoup médiatisé le syndrome du choc toxique, et le fait que les marques de tampons n’étaient pas forcées de faire apparaître tous les composants.”

Même chose pour Marine, qui se méfiait des produits chimiques dans les tampons. De son côté, la cup n’était plus une option non plus :

“Depuis que j’ai mis un DIU, j’avais un peu peur de continuer avec la cup avec toutes les histoires d’aspiration du DIU qu’on entend, alors j’ai voulu tester une alternative aux serviettes et tampons en lesquels j’avais de moins en moins confiance (peur des produits toxiques).”

Le confort, la propreté et la santé : ce sont les trois arguments qui ont poussé ces utilisatrices à passer à la culotte menstruelle. Un choix qu’aucune d’entre elles ne regrettent : toutes l’utilisent depuis environ un an, et n’ont pas l’intention de changer de méthode.

Lise Famelart
Lise Famelart
Rédactrice
Journaliste depuis quatre ans, Lise multiplie les sujets : témoignages, high-tech, littérature, santé… yogi dans l’âme, curieuse de tout, elle aime particulièrement poser des questions. Les témoignages et les interviews sont son dada.