prurit vulvaire : comment en finir avec les démangeaisons de la vulve ?

Anouk Perry
article publié le 03/09/2021

Parfois, la vulve gratte, démange, et la vie peut tourner au cauchemar. Heureusement, les causes du prurit vulvaire sont rarement graves, et des traitements existent… Encore faut-il en trouver la cause !

définition et symptômes : le prurit vulvaire, c’est quoi ? 

On parle de prurit vulvaire pour désigner des fortes démangeaisons au niveau de la vulve, c’est-à-dire sur la partie externe des organes génitaux. Cela peut se localiser sur une petite zone (lèvres, capuchon du clitoris, entrée du vagin…) ou bien l’ensemble de la vulve.

Le prurit vulvaire n’est pas une maladie en tant que telle mais un symptôme d’une affection ou maladie. La cause doit être déterminée pour mettre fin à ces irritations.

les différentes causes du prurit vulvaire

Les causes du prurit vulvaire sont parfois anodines : il arrive par exemple que l’impressionnante irritation soit simplement due à une réaction à des produits irritants, comme certains bains moussants, certaines lessives ou encore un antiseptique. Dans ce cas, l’irritation ne devrait pas durer.

Dans d’autres cas, il peut s’agir d’une infection bactérienne ou virale, d’une IST.

Diverses maladies de peau peuvent également être à l’origine de prurit vulvaire : l’eczéma (comme dans ce témoignage), un psoriasis, le lichen scléreux-vulvaire ou encore des mycoses.

À la ménopause, la sécheresse vulvaire peut également causer de fortes démangeaisons.

Enfin, dans de rares cas, cela peut être un symptôme d’un cancer de la vulve

Mais dans la plupart des affections et maladies précédemment citées, le prurit vulvaire n’est pas le seul symptôme caractéristique.

Les démangeaisons ne suffisent pas toujours à poser un diagnostic, et il convient pour en déterminer la cause de déterminer si elles sont accompagnées d’une sensation de brûlure, de rougeurs, ou encore de pertes vaginales inhabituelles

transmission du prurit vulvaire…

Le prurit vulvaire (démangeaison de la vulve) n’étant qu’un symptôme, il est important de déterminer la cause pour savoir s’il existe bel et bien un risque de transmission, et si oui, comment l’éviter.

Si l’envie de se gratter est dûe à une allergie ou à l’utilisation d’un produit irritant, il n’y a, a priori, pas de risque de transmission. De même pour certaines maladies de peau comme l’eczéma, le lichen scléreux vulvaires ou encore le psoriasis, qui ne sont pas contagieuses. 

En revanche, le prurit vulvaire peut être le symptôme d’une infection bactérienne ou virale, comme par exemple la trichomonase (IST). Dans ce cas, pour éviter toute transmission, il faut attendre la fin du traitement (prescrit par un·e médecin) avant de reprendre une activité sexuelle.

diagnostic du prurit vulvaire

Si tu souffres de démangeaisons de manière persistante, il s’agit de prurit vulvaire. Savoir qu’on souffre de démangeaisons n’est pas vraiment un diagnostic, parce que la question est surtout de savoir pourquoi tu en souffres…

Un·e médecin te questionnera probablement sur les symptômes qui accompagnent ces fortes irritations : par exemple, une sensation de brûlure, des douleurs locales, des rougeurs ou encore des pertes vaginales.

Il devra parfois également faire un examen gynécologique ainsi que des examens complémentaires comme un prélèvement pour poser un diagnostic plus précis. 

traitement du prurit vulvaire

Le prurit vulvaire se traite différemment en fonction du diagnostic posé. Encore une fois, les démangeaisons vulvaires n’étant qu’un symptôme et non un diagnostic, il faudra le traiter en fonction de sa cause.

Un·e médecin pourra par exemple prescrire des antifongiques s’il s’agit d’une mycose.

Si les démangeaisons sont dues à de l’eczéma ou du psoriasis, un traitement avec de la cortisone peut être administré.
Si tout cela semble dû à la ménopause, il est possible de proposer un traitement à base d’œstrogènes.
Des antibiotiques peuvent être prescrits si le prurit vulvaire est de cause bactérienne.
Si le prurit vulvaire est d’origine mécanique, une crème apaisante peut aider.

Enfin, il est toujours conseillé, pour éviter d’attiser les démangeaisons, de ne pas porter de vêtements trop serrés ou d’utiliser des produits agressifs pour son hygiène intime. Sauf contre-indication particulière, on peut tout à fait se laver la vulve à l’eau !

FAQ : tout savoir sur le prurit vulvaire

quelle est la différence entre un prurit vulvaire et une mycose ?

existe-t-il des traitements naturels pour soigner un prurit vulvaire ?

est-il possible d’avoir un prurit vulvaire et anal en même temps ?

peut-on avoir un prurit vulvaire sans perte ?

le prurit vulvaire est-il dangereux pour la grossesse ?

est-il possible de prévenir un prurit vulvaire ?

Anouk Perry
Anouk Perry
Rédactrice
À la fois journaliste web et réalisatrice de podcasts, Anouk Perry cumule les casquettes toujours dans un même but : démystifier l'intime ! Sa devise ? Il n'y a pas de question stupide. Sujets de prédilection : intimité et sexualité.